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Veille électronique pour les PME : tour d'horizon des potentialités

par Françoise Lagarde

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VEILLE ELECTRONIQUE POUR LES PME : TOUR D'HORIZON DES POTENTIALITES  

La veille et la recherche sur internet          

1.1. Clarifier les terminologies utilisées  
Définir la veille
             
Le terme " veille " du latin " vigila " état de quelqu’un qui est réveillé. Lorsque l’on parle de veille on pense au terme " vigilance ". Faire de la veille pour une entreprise revient à rechercher de l’information pour agir, pour l’aider dans son développement. La veille : "est le processus continu et dynamique faisant l'objet d'une mise à disposition personnalisée et périodique de données ou d'information/enseignement, traitées selon une finalité propre au destinataire, faisant appel à une expertise en rapport avec le sujet ou la nature de l'information collectée" (1) ou bien encore : "Activité continue et en grande partie itérative visant à une surveillance active de l'environnement technologique, commercial, etc., pour en anticiper les évolutions" (4).

Ainsi un système efficace de veille dans une Pme permettra :
- d’innover en connaissance de cause sans refaire ce qui existe déjà ;
- de prendre connaissance des produits, techniques et méthodes du marché ;
- de connaître l’évolution des nouvelles technologies susceptibles d’influencer l’activité de l’entreprise ;
- d’identifier de nouveaux domaines d’activité ;
- d’identifier les concurrents ;
- de prendre connaissances des contraintes réglementaires (normes) législatives ou politiques auxquelles sont confrontés les produits ou activités de l’entreprise.      

Il existe différents types de veille :  
- la veille commerciale : concerne les clients (les marchés), les fournisseurs, les tarifs, l’étude et les tendances de marché, les statistiques, les données import-export, les activités promotionnelles ;      
- la veille concurrentielle : informe la direction du marketing et s’intéresse essentiellement aux concurrents actuels ou potentiels, aux nouveaux produits, aux brevets, aux acquisitions d’entreprise, aux plans d’action des concurrents      
- la veille environnementale : surveillance du reste de l’environnement de l’entreprise qui comprend : la veille juridique et réglementaire : concerne les législations et règlements nationaux, européens et internationaux ;
 
- la veille géopolitique : s’intéresse à l’environnement international, aux risques politiques, sociaux et économiques des pays instables ou des marchés émergents ;     
- la veille socioculturelle qui représentent les comportements (socio styles et pratiques sociales de terrain) de divers groupes d’acteurs (consommateurs, citoyens, jeunes…) ;     
- la veille technologique : qui suit de près les évolutions en matière de recherche, de Ressources & Développement, de la technologie (procédés de fabrication, de matériaux…) ;     
- la veille stratégique : qui coordonne les différents types de veille. Elle participe à l’information de la direction pour ses choix de développement. Elle exige une organisation et une vision globale, ainsi que des outils appropriés et un animateur coordinateur le " veilleur ".      

La veille technologique est donc un système de surveillance de l’environnement global de l’entreprise. Bien que ce soit le terme de veille technologique qui ait été officiellement choisi, les appellations veille industrielle, veille globale, veille environnementale, veille stratégique, veille informative, veille concurrentielle, veille commerciale, veille d’acquisition, veille sociale ou veille des ressources humaines ou encore veille financière sont parfois utilisées.

La veille technologique
C’est initialement au Japon que les activités de veille technologique se sont développées pour répondre aux besoins industriels en matière de compétitivité. La réussite économique du Japon a été attribuée à sa capacité à opérer une surveillance systématique de tous les secteurs d’activités et à rassembler et exploiter des masses importantes d’informations publiés dans le monde. La veille technologique a été un modèle pour le système français.
  Le terme de veille technologique a été officiellement introduit en France en 1988 date à laquelle le ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur a créé un Comité d'orientation stratégique de l'information scientifique et technique et de la veille technologique.  

Le concept d’innovation est un élément moteur du développement de la veille technologique.   Dès les années 80, une " Structure de Surveillance Sectorielle Systématique " 4 S a été mise en place par François Jakobiak.   Il l’a défini comme :   "le moyen de réalisation d’une surveillance stricte des informations émanant de secteurs variés d’activités économiques et industrielle" (2)   Six opérations majeures regroupées en trois réseaux d’acteurs, constituent le système 4 S.   Les trois premières opérations sont confiées à un réseau de guetteurs ou d’observateurs, le plus souvent des spécialistes de l’information documentaire dont les objectifs sont la recherche, la collecte et la diffusion de l’information brute.   Les deux opérations suivantes concernent les experts du domaine dont le travail est de traiter l’information puis de l’analyser et la valider, c’est à dire de traduire le corpus d’informations initiales en une information nommée informatique critique.   La sixième et dernière opération appartient aux décideurs qui utilisent l’information critique pour établir des stratégies d’entreprise ou des politiques de propriété industrielle.  

La veille stratégique      
Dans ce nouveau concept se dégage les notions de surveillance, recueil de l'information et décision stratégique.   La veille stratégique se définit comme : " l’analyse attentive des différentes facettes de l'environnement afin de développer la pro activité et de préparer au mieux la prise de décision d'une organisation" (5). Cependant si l'information est devenue indispensable à l'entreprise pour assurer sa production et préparer son évolution, c'est à une information stratégique, source de renseignement et de connaissance qu’il importe de développer. A l'heure actuelle on assiste à une " sur information " qui a tendance à noyer l'information recherchée. Les décideurs dans les entreprises ont besoin d'une information ciblée.   En résumé, la veille stratégique est un activité d'observation et d'analyse de l'évolution scientifique, technique, technologique, commerciale, concurrentielle, sociale et des impacts économiques actuels ou potentiels pour y dégager les menaces ou les opportunités de développement d'une société.   La veille stratégique est donc une composante fondamentale de ce que l'on appelle l'intelligence économique,   L’intelligence économique est un dispositif qui se construit grâce au ciment de l'information pertinente, vérifiée, utile pour la bonne personne au bon moment.   La notion d’aide à la décision apparaît. Patrick Romagni met en évidence ce concept dans sa définition :   "la veille stratégique (qui inclue veille technologique + veille concurrentielle + veille marketing + veille commerciale + veille fournisseur) est un outil d'aide à la décision qui scrute de manière périphérique l'environnement de l'entreprise, anticipe les comportements de consommations et surveille les stratégies d'entreprises (commerciales, financières, technologiques, etc..).       C’est :   " une observation et une analyse de l’environnement suivie de la diffusion bien ciblée des informations sélectionnées et traitées utiles à la prise de décision stratégique. Ces informations peuvent être de nature scientifiques, techniques, réglementaires, concurrentielles ou commerciales ". (6)   de l’intelligence économique ou compétitive à l’intelligence économique stratégique (IES)              

Passer de la veille à l’intelligence économique est une évolution importante pour une Pme.   Le rapport publié en France en 1994, intitulé : Intelligence économique et stratégique des entreprises sous la direction d'Henri Martre marque la percée de ce concept.   L’intelligence économique se définit comme étant un :   " ensemble des processus de collecte et d’analyse de l’information utile pour le décideur, information obtenue dans les meilleures conditions à moindre coût dans un cadre légal et déontologique et assurant la protection du patrimoine des entreprises " (veille stratégique + protection/sécurité + lobbying + contre-offensive) (3)   L'activité d'intelligence économique est d'informer et de contribuer à l'amélioration des prises de décisions et à l'élaboration des stratégies des acteurs économiques quelle que soit leur position.   En intelligence, l'exploitation des données prime sur leur collecte, tant pis si l'exhaustivité n'est pas atteinte pourvu que les données recueillies soient bien utilisées.   Le terme d'intelligence sous entend plusieurs actions associées : observer un environnement, capter des indices, les comprendre, établir des liens entre ces éléments pour agir ou réagir efficacement.  
En 1995, le groupe de Projet Intelligence Economique constitué à l’initiative de l’A.D.B.S. nous donne cette définition :
  " l’intelligence économique est constituée par l’ensemble des concepts, des outils, des méthodologies et des pratiques permettant de mettre en relation, de façon pertinente, différentes connaissances et informations dans la perspective de la maîtrise et du développement de la dynamique économique. "  
Cette mise en relation implique :  
- une mobilisation des hommes ;
- un traitement et une analyse de l’information et de la connaissance orientés vers une finalité opérationnelle
;
- une circulation efficace des informations et des connaissances au sein de l’entreprise.      
C'est lorsque manque la bonne information que l'on peut mesurer son importance mais cela ne suffit pas si elle n'est pas analysée ni suivie d'effet.   Jean Pascal Troly compare l’intelligence économique à une pièce de monnaie.   Côté pile on trouvera l’entreprise avec la VEILLE + CONNAISSANCES + PROTECTION + ETAT D’ESPRIT   Côté face, l’environnement de l’entreprise. On trouve NTIC + RESEAUX + DISPOSITIFS PUBLICS + DISPOSITIFS PRIVES   Ainsi le terme d'intelligence économique prend en compte tous les types de veille, en insistant sur le couplage ainsi que sur la nécessité de capter des informations venant de l'extérieur mais surtout celles qui sont produites en interne dans un double mouvement de capitalisation et d'exploitation.   L’intelligence économique doit donc orienter son action sur la recherche d’information mais aussi vers son traitement et sa restitution auprès des acteurs de l’entreprise.  

L'information est devenue un véritable outil de management, une aide à la décision et même une arme chaque jour plus indispensable du fait de la mondialisation des échanges, de l'exacerbation de la concurrence, de la complexité toujours plus grande des réglementations.   En conclusion, on pourrait dire que :   la veille est un outil d’aide à la surveillance. Lorsque l’on recherche une information (commerciale, concurrentielle…) on vise l’exhaustivité, on veux acquérir un savoir en collectant le plus d’informations possible. De cette information viendra la stratégie.   La veille stratégique englobe l’ensemble de ces veilles afin d’agir et de décider au sein de l’entreprise   Quant à l’intelligence stratégique, elle est un outil d’aide à la décision. Elle influence les décisions de l’entreprise. On recherche un minimum d’informations nécessaires. De la stratégie viendra les besoins de s’informer.      

Une ingénierie pour l’intelligence économique et stratégique (IES) nécessaire.              
Les entreprises quelle que soit leur taille doivent surveiller leur environnement pour augmenter leur croissance. Aujourd’hui celui qui contrôle l’information rapidement, qui sait l’utiliser et l’intégrer dans les stratégies qu’il développe, a un véritable avantage concurrentiel. C’est un outil d’aide à la décision efficace. Cette veille est d’autant plus indispensable à une PME qu’elle est plus vulnérable qu’un grand groupe. Quelle que soit la taille de l’entreprise, qu’il s’agisse de veille technologique ou concurrentielle ou d’intelligence économique, les opérations majeures sont les mêmes.
  La surveillance (réseau 1) comprend trois opérations distinctes : la recherche, la collecte et la diffusion. C’est au niveau du réseau 1 qu’internet offre aux Pme de nouvelles potentialités grâce à l’information électronique professionnelle.   L’exploitation comprend également deux opérations distinctes : le traitement (réseau 2), l’analyse-validation et l’utilisation (réseau 3).   Grâce à internet, les Pme ont pris conscience qu'elles peuvent accéder potentiellement aux mêmes informations que les grandes entreprises. Cependant les moyens financiers et humains sont bien différents.  
Avec l’essor des publications électroniques en ligne, de nouveaux types d’informations deviennent accessibles en temps réel comme par exemple :
 
- informations sur une société : sur sa structure, sur ces produits ;
- thèmes de recherche d’un laboratoire universitaire
;
précisions sur les normes et le cadre législatif d’un pays
- renseignements sur une personne ou un groupe de personnes ;  
- données statistiques
- communiqués de presse
- rapports annuels
- informations professionnelles ;
photographies de produits et équipements ;
- dictionnaires ou lexiques
- catalogues d’éditeurs ou de librairies ;     
- des informations financières sur un pays, une société etc.
- des articles de presse.      

Une étude conduite par le Groupement Français de l’industrie de l’information en mai 2001 nous informe sur l’état de l’information électronique professionnelle en France industrie et marché : données 2000 – projections 2001 disponible en ligne.   On constate trois segments fort (70 % du marché) représentés par l’information financière, l’information de solvabilité, l’information marketing. D’autres plus modestes présentent néanmoins un fort potentiel de développement dans les années à venir : l’information scientifique et technique et médicale numérisée, la presse en ligne et l’information juridique électronique.      

La recherche sur internet              
La majeure partie de l'information sur internet est publique.
  80 à 95% de l'information utile à l'entreprise pour surveiller son environnement est dite "ouverte".   Cette information récupérée sous forme électronique est donc classable, exploitable, archivable par des moyens informatiques.   Cependant Internet représente une telle quantité de données qu'il est de plus en plus difficile de dégager des informations pertinentes.   Faire de la veille sur internet permet :   de découvrir de nouveaux acteurs potentiels sur le marché,   savoir ce qui se dit sur les produits de son entreprise   mieux connaître son environnement technologique      
Le système de veille sur Internet est un élément essentiel du système global de surveillance de l'environnement. Sa mise en place nécessite des compétences spécifiques (connaissance d'Internet, des outils informatiques et du processus de veille).
      Diversifiez ses sources d’informations              
La connaissance appropriée de différentes sources d’information et de leur diversité associée à une exploitation systématique et ciblée, permettra de disposer des informations pertinentes plus rapidement que les concurrents.
  Il faut d’abord déterminer quelles sont les informations utiles pour l’entreprise dans le cadre d’une stratégie ensuite déterminer quelles sont les sources à surveiller sur Internet pour chaque type de veille (concurrentielle, technologique, commerciale...) : les sites commerciaux, les sites à accès limité (aux abonnés), les sites institutionnels, les listes de diffusion, les forums de discussion, les experts, les newsletters...   La quantité d'information exploitable pouvant s'avérer énorme, il est donc nécessaire de l’organiser. C'est bien sur la quantité et surtout la pertinence des informations collectées que le système de veille sur Internet évaluera ainsi que la capacité à détecter des informations qui auront le plus d’impact dans l’entreprise.   Il existe deux types principaux de sources d’information :   les sources formelles où les informations disposent d’un support (papier, informatique) que l’on peut trouver sur internet   les sources informelle pour lesquelles il n’y a pas de support.  

Outils de recherche  
Pour chaque type de recherche que l’on effectue sur internet il existe différents outils.
  Lorsque l’objet de la recherche est difficilement formulable on dit qu’elle est indirecte et que les sites dépositaires de l’information recherchée sont inexistants. On utilise alors des :  
- Annuaires de recherche : listes thématiques de sites qui guident l’internaute dans ses recherches. L’indexation des sites est faite par des hommes et leurs inconvénients majeurs une mise à jour lente et une grande partie du réseau non référencé.
 
- Moteurs de recherche : la mise à jour des contenus est effectuée par des robots indexeurs. Plus performant que les annuaires, il faut néanmoins une certaine expérience d’utilisation pour assimiler les opérateurs de recherche.
 
- Les méta-moteurs : outils qui permettent à partir d’une requête de consulter plusieurs moteurs de recherche.
 
- Les portails internet : plate-forme unique proposant aux internautes un accès simplifié aux ressources internet.
  Ces portails proposent des outils de recherche, des services d’information (actualité, finance, météo…), des outils de communication (e-mail, liste de diffusion…), des accès thématiques à l’information… Exemples de portails de veille : Reliance ou encore Veille, Décisionnel.   Je n’effectuerai pas un catalogue de ces différents outils de recherche disponible sur le web.

Il existe déjà bon nombre de sites très bien structurés qui permettent d’avoir accès à ce type d’information. Je me contenterai donc de les signaler en donnant leur adresse URL. Il existe :  
- RISI - Jean Pierre Lardy de l’Université Claude Bernard à Lyon nous propose sur le site de l’ADBS une page récapitulative de l’ensemble des moteurs, méta-moteurs, annuaires et autres moyens de recherche sur le web :  
- UNGI : guide de l’internet propose une page récapitulative sur les différents moyens de recherche sur le web 
 
- SAPRISTI – Sentiers d’Accès et Pistes de Recherche d’informations Scientifiques et Techniques sur Internet conçu par l’INSA de Lyon.
 

Les agents intelligents : composants logiciels et / ou matériels capables à des degrés différents d’un fonctionnement automatique, d’échanger des informations avec d’autres programmes ou des hommes, être capables de réagir avec un environnement, de s'adapter aux circonstances, de prendre une décision ou d'enrichir eux-mêmes leur propre comportement, sur la base d'observations qu'ils effectuent.  
Leurs avantages :   Diminuer les problèmes liés à la grande quantité d'information à laquelle le veilleur est confronté   Etre le plus exhaustif possible et en même temps le plus pertinent possible   Economiser du temps pour le balayage des serveurs   Fabriquer des bases de données thématiques consultables "off line"      
Voici deux sites qui nous présentes des agents intelligents :
 
- Laboratoire des agents intelligents :
http://www.veille.com/  
- Portail français des agents intelligents : agentland  

Lorsque l’objet de la demande est clairement formulé, il s’agit d’une recherche classique. L’information n’existe pas à priori, mais il est possible de reconstituer cette information à partir des sources existantes.   Pour cela on dispose des :   Forums de discussion Usenet (newsgroups) : des personnes partageant le même centre d’intérêt se retrouvent dans les forums de discussion afin de converser et d’échanger des informations. Quelque soit la question posée, la réponse doit pouvoir se trouver quelque part.  

Les listes de diffusion : systèmes d’échanges d’informations par courrier électronique.
Quelques adresses : Francolistes, eGroups.
 

Lorsque l’objet de la recherche est clairement formulé et le lieu où l’information devrait se trouver existant, il s’agit d’une recherche directe et approfondie. On peux alors constituer un catalogue de signets à partir des grands fournisseurs de données ainsi que d’un certain nombre de sites spécialisés. On trouve :      

Veille nationale  
A.F.D.I.E. – Association Française pour le Développement de l’intelligence Economique  
A.D.I.T - Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique  
A.C.F.C.I. - Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie  
ANVAR - Agence Nationale de Valorisation et de la Recherche  
EVARISTE - Etude et Valorisation des Activités de Recherche et d'Innovation Scientifique et Technique pour les Entreprises  
I.N.I.S.T. : Institut National de l'information scientifique et technique  

Veille régionale  
A.R.I.S.T. - Agence Régionale d'Information Scientifique et Technique  
C.R.I.T.T. - Centre Régional d'Innovation et de transfert de technologie  
DRIRE - Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement  
R.D.T. - Réseau de diffusion Technologique  

Représentants de la France à l’étranger, les ambassades produisent des publications    les ambassades, les consultats   Les postes d’Extension Economique   Dépendent du Ministère du Commerce extérieur. Il existe 166 postes d’expansion économique dans 119 pays. Ils produisent des études statistiques et économiques sur le pays ou la zone d’influence dont ils sont responsables. Les études sectorielles sont ensuite destinées aux entreprises françaises qui souhaitent s’implanter commercialement dans un pays.  

Les foires et les salons :  
Elotel : portail européen de salons professionnels et salons tout public, foires, congrès, colloques, conférences…  
Foires, Salons & Congrès de France : calendrier des manifestations. Recherche multicritères.   Presse des affaires : Un dirigeant se doit d’être informé sur l’actualité économique et financière. Pour cela un certain nombre de revues et de journaux sont à sa disposition en ligne.  
AGEFI : quotidien axé sur les domaines de la finance, de l’économie et de la bourse.  
LES ECHOS : quotidien, quelques articles gratuits mais la majorité des articles sont payants.  
On peut trouver également des sites qui recensent l’ensemble des ces revues et quotidiens en ligne.  

Normes et brevets :  
I.N.P.I. - Institut National de la Propriété Industrielle  
AFNOR – Association française de Normalisation coordonne l’élaboration et l’homologation des normes.  
ISO – Organisation internationale de normalisation renseigne la clientèle sur les activités nationales et internationales de normalisation.  

Thèses électroniques : certaines écoles mettent à disposition du public, sur internet les thèses des étudiants en texte intégral consultables en format PDF.  
Projet Cither   THESENET : catalogue issu du Système Universitaire de l’ABES  

Bases et banques de données  

Bases et banques de données : gratuites sur interne   ensemble de données relatives à un domaine bien déterminé. On trouve des banques de données bibliographiques, textuelles, factuelles ou numériques. A la différence des banques de données qui permettent d’accéder immédiatement à l’information, les bases de données recensent des références bibliographiques. Elles ne permettent donc pas un accès direct à l’information. Jean-Paul Lardy a élaboré une page localisée sur le site de l’URFIST de Lyon dans laquelle il énumére près de 600 bases de données gratuites sur internet. Elles sont classées par thèmes.  

Publications institutionnelles :  
Service-Public : le portail de l’administration française  
Adminet : liens vers les institutions et le gouvernement français  

L’ensemble des sources et des thèmes est importante, il est nécessaire de recouper et de croiser les informations pour les authentifier puis leur donner un degré de pertinence, on parlera de recherche spécifique. A la base un constat : " trop d’informations tue l’information ".      

Autres outils de la veille                  
Pour aider et simplifier la démarche des Pme, on peux opter pour des logiciels spécialisés dans l’un des cycles du processus de veille (acquisition de données, traitement, analyse et diffusion) soit fédérer les besoins de plusieurs PME actives dans un même secteur d’activités ou une même région.   Les logiciels de veille :   Il n’existe pas encore à l’heure actuelle de plate-forme pour les PME livrée clés en main et couvrant tous les besoins de veille. On trouve seulement des modules spécifiques qui concernent une partie du cycle de l’information. Exemple Mindit surveille le site web d’un concurrent avec alerte mail. Société.com propose de l’information payante sur la modification des bilans d’une entreprise.  
Du côté des produits logiciels on trouve iscope.fr qui commercialise une solution de veille complète à partir de 50 000 F ou encore à des prix plus importants, lexiquest.com, verity.com, digimind.fr. autres portails de veille Net Portal qui intègrent plusieurs modules permettant de collecter, de stoker, d'analyser et de diffuser des informations de veille. La gamme de prix est très variable mais est en général très élevée et peu accessible à l’ensemble des PME.  

Autre possibilité d’aide à l’intelligence économique, les réseaux d’entreprises qui œuvre pour l’information et la formation des Pme.  

Les réseaux d’entreprises  
1990    L’illustration du regroupement en réseau est la création en 1990 du réseau Vigilance qui regroupe plus de 1500 dirigeants de PME. Ce réseau a été créé sous l’impulsion de la C.C.I. avec pour objectif final d’aider les dirigeants d’entreprises à mettre en place un dispositif méthodologique et opérationnel de veille stratégique. Ce réseau a su se développer à l’échelle européenne à travers une philosophie basée sur la coopération, le partenariat et les stratégies d’alliance.  
1995   Le dispositif d’intelligence économique en Essone a pour objectif de favoriser la démarche d’intelligence économique dans les PME/PMI afin d’accroître leur compétitivité technologique. Soutenue par le Ministère de l’économie, des Finances et de l’industrie dans le cadre du programme (UCIP) Utilisation collective de l’internet par les PME/PMI, ce portail cofinancé par la Drire Ile de France, l’ADIT et la PMI Bootworks vise à fournir aux PME/PMI essonniennes de nouveaux moyens d’accès partagés à l’information tout en les sensibilisant aux nouvelles possibilités offertes par internet dans le domaine de la veille. Le portail propose un extranet permettant aux chefs d’entreprises d’avoir accès aux outils et méthodes de collecte, de traitement et d’analyse de l’information ainsi qu’aux informations d’origine publique.  
1996   Le RESIS Réseau d’Expertise des Systèmes d’Informations Stratégiques a été créé à l’initiative de la CCI des Deux Sèvres en 1996. Sa vocation première est de favoriser la démarche de veille marketing en évaluant les menaces et les opportunités de marchés sur des secteurs cibles.  
1998   Le projet Réveil en région Provence Alpes Côte d’Azur est un programme d’intelligence économique qui a été initié par la Communauté européenne. Il a donné naissance à un réseau triangulaire entre le Luxembourg (Centre de recherche Henri Tudor) l’Espagne (Barcelone Universidad de Catalunya et l’Impiva à Valence) et la France (CRRM – Université Aix Maseille 3 Intelligence Process et NTIDE) Ce réseau a permis de réaliser un guide européen des bonnes pratiques de la veille technologique pour les PME/PMI.  

Les autres dispositifs régionaux d’intelligence économique :  
La plupart des régions françaises disposent de programmes d’intelligence économique dédiés aux PME/PMI.   Une liste de ces différents sites est disponible sur le site du Resis.   On trouve la Bourgogne ou encore le Nord Pas de Calais, la Provence Alpes Côte d’Azur. ainsi que la Saône et Loire réalisée par le site PMEFrance.com.   La région Basse Normandie quant à elle s’est engagée depuis 1997 dans une démarche de veille à destination des PME régionales. La création d’un extranet constitue l’une des bases françaises de données économiques régionales les plus pointues.  

Conclusion partielle :   Ce survol des sources d’information sur internet et des nombreux outils qui permettent d’y accéder montre combien une Pme peut avoir du mal à effectuer une recherche et une collecte d’information pertinente et ciblée pour effectuer une veille efficace.   Elle doit pour cela acquérir de nombreux savoir faire que malheureusement elle n’a pas le temps d’intégrer faute de moyens humains et financiers. Pourtant, à l’heure actuelle quelques Pme utilisent internet de façon quotidienne pour leur recherche d’information.   Différentes enquêtes publiées sur le web nous informent sur l’utilisation d’internet dans les Pme et nous présentent également comment les Pme structurent leurs usages de la veille face à cette avalanche d’information.  

Citations :  
(1) Cacaly, S. Dir. Dictionnaire encyclopédique de l'information et de la documentation. Nathan. 1997. p. 591  
(2) Jakobiak François. L'intelligence économique en pratique. Ed. d'organisation 2001. Figure 21 p. 73  
(3) Martre, Henri. Intelligence économique et stratégique des entreprises : rapport établi en 1994  
(4) Norme expérimentale XP X 50-053 "Prestations de veille et prestations de mise en place d'un système de veille" Afnor, 1998  
(5) Romagni, Patrick. L'intelligence économique au service de l'entreprise ou l'information comme outil de gestion. Les Presses du management. 1998. 218 p.  
(6) In Travail en réseau et intelligence économique. Alassane Cissé, Souleymane, Ndiaye, Remy Martin, Josette Link-Pezet. Université Toulouse 1.      

Première partie du mémoire de maîtrise en Sciences de l'information et de la communication à l'Université d'Aix Marseille dans le Centre de Recherche Rétrospective de Marseille soutenu et rédigé par Françoise Lagarde en septembre 2001.   Enseignante à l'IUT Michel de Montaigne Bordeaux III participe à la veille stratégique sur le site pmepro.com

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